Vœu pour que vive la SEITA Présenté par le groupe communiste au nom de la majorité (session CR Pays de la Loire 26/06/2014)

Publié le par Véronique Mahé

Ci-dessous le voeu présenté par Aymeric Seasseau au nom de la majorité régionale, adopté sans les élus UMP qui se sont abstenus :

"Le 17 Juin dernier, la direction du groupe Imperial Tobacco, propriétaire de la SEITA, présentait son plan social. Véritable séisme, le plan social prévoit la suppression de 366 emplois sur 1150 en France, soit environ un tiers des effectifs. Outre la disparition du site de Bergerac et les suppressions de postes à Fleury-Les-Aubrais, l’épicentre du plan social se situe à Carquefou. L’usine de la SEITA est condamnée, et avec elle ce sont 327 emplois qui seront supprimés, créant des difficultés pour autant de familles. En 2013, le groupe Imperial Tobacco a dégagé un bénéfice net d’un milliard d’euros, ce qui constitue une hausse de 38% par rapport à l’année précédente. Le site est donc rentable. Les dividendes versés aux actionnaires représentent 40 000 euros par mois et par salarié le coût de la masse salariale représente quant à lui 4 cts d’euro par paquet de cigarette produit à Nantes. Cette décision est donc dénuée de tout fondement économique. Elle ne répond, de toute évidence, qu’à une logique purement financière conduisant à de nouvelles destructions d’emplois dans notre pays dont la part industrielle dans la production est aujourd’hui la douzième d’Europe. L’ensemble des salariés et leurs organisations syndicales se sont fortement mobilisés dès l’annonce de la fermeture de l’usine. Plusieurs élus du conseil régional se sont rendus sur le site et les organisations syndicales ont été reçues par les collectivités locales. Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire, Philippe Grosvalet, président du conseil général de Loire-Atlantique et Johanna Rolland, présidente de Nantes Metropole ont demandé par deux fois la tenue d’une table ronde avec les dirigeants d’Imperial Tobacco afin d’obtenir des explications et d’envisager toutes les mesures alternatives permettant de préserver le site et ses emplois. Mais alors qu’une table ronde était prévue le 5 Juin en préfecture de Loire-Atlantique, Martin Caroll, directeur général de la SEITA a été annulée au dernier moment unilatéralement par celui-ci. Ces pratiques ne sont pas acceptables ! Dans la continuité du vœu contre les licenciements boursiers adopté lors de la session du 1er février 2013, le Conseil Régional des pays de la Loire : - Exprime sa solidarité avec les salariés de la SEITA ; - Demande solennellement l’ouverture d’un vrai dialogue afin que toutes les solutions alternatives à la fermeture du site soient examinées."

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