Motion en soutien au peuple kurde (conseil départemental PCF 44)

Publié le par Véronique Mahé

Je reproduis ci-dessous la motion votée à l'unanimité lors du conseil départemental PCF 44 le 14 octobre dernier :

"Kobané est devenue le symbole de la lutte des kurdes contre l’Etat islamiste. Ils résistent, seuls, avec pour seule arme l’énergie du désespoir. Cela fait presque un mois que les Kurdes mènent un combat acharné pour repousser l’avancée obscurantiste du groupe djihadiste baptisé « Etat islamique » qui bénéficient d'un soutien logistique, financier et militaire des pays du Golfe et de la Turquie. Ces Etats portent une très lourde responsabilité dans cette défaite comme les occidentaux, dont la France, qui ont laissé faire en refusant de livrer des armes aux combattants du PKK et du PYD en dépit de nombreuses interpellations. La Turquie se réjouit ouvertement de l'affaiblissement de Rojava dont elle avait juré la perte par l'entremise de l'Etat Islamique. Cette complicité est une honte. Les Kurdes sont les principaux remparts contre le djihadisme. Or le PKK et le PYD ne bénéficient d'aucune aide. La conférence de Paris, organisée par F. Hollande, n'a même pas daigné les inviter. De plus, le PKK figure toujours sur la liste des organisations terroristes alors qu'il se trouve en première ligne pour défendre les droits humains. De leur côté, les villes kurdes de Turquie dirigées par le BDP-HDP accueillent seules des milliers de réfugiés de toutes origines ethniques ou confessionnelles. Lutter contre la barbarie de l'Etat islamiste exige que les Kurdes et toutes leurs organisations soient considérés comme des alliés. Le PCF appelle à amplifier la solidarité avec le peuple kurde. - Il faut immédiatement répondre favorablement aux demandes d'aide formulées par les Kurdes et retirer le PKK de la liste des organisations terroristes. - Les Etats complices de la terreur islamiste, dont la Turquie, doivent être sanctionnés. - Les réfugiés, y compris en Turquie, doivent recevoir une aide humanitaire et bénéficier des droits inhérents à leur statut. Les militants kurdes réfugiés à l’étranger doivent être protégés. - La France doit reconnaître le PYD et le PKK comme des interlocuteurs favorisant la paix dans cette région et accepter de dialoguer avec leurs représentants en France. - l’ONU doit enfin s’emparer du dossier kurde et agir dans la zone pour ouvrir la voie à une solution politique."

Parti Communiste Français de Loire Atlantique

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