Devoir de mémoire : les guerres - discours d'ouverture 21/05/2015 (Véronique MAHE

Publié le par Véronique Mahé

Devoir de mémoire : les guerres - discours d'ouverture 21/05/2015 (Véronique MAHE

Ci-dessous le discours d'ouverture que j'ai prononcé lors de la journée de restitution de l'action éducative "Devoir de mémoire : les guerres", action mise en place il y a deux ans par la Région Pays de la Loire en partenariat avec le Rectorat et la DRAAF.

"Elaboré conjointement par le Conseil régional et le Rectorat, en partenariat avec la DRAAF, le Programme d’Actions Educatives est un succès au service de la réussite éducative des jeunes. Notre volonté commune est de permettre aux jeunes Ligériens d’accroître leur niveau de formation et de s’enrichir culturellement mais également de disposer des clefs pour aborder au mieux leur citoyenneté future.

En 2013 / 2014, nous vous avons proposé une nouvelle action « Guerres 14/18 et 39/45, les Justes et la Résistance » permettant de développer l’éducation à la tolérance et à la paix en incitant les jeunes à un travail d’histoire dans le cadre d’une démarche citoyenne. Lycéens et apprentis réalisent tout au long de l’année un travail sur l’histoire et la mémoire des guerres 1914-1918 / 1939-1945.

Cette année, 315 jeunes renouvellent l’expérience à travers 2 parcours, le 1er autour des objets de la guerre, le second autour des arts dans la guerre avec la visite de l’exposition temporaire Jean Emile Laboureur, poilu nantais de 14/18 et peintre graveur, un atelier écriture et un atelier chanson.

14/18 : la « Grande Guerre », restera à jamais, pour l’histoire une « sale guerre », qui a hélas mérité son nom. Elle restera dans la mémoire collective l’exemple typique d’un conflit non seulement atroce, mais surtout une tragédie meurtrière ressentie comme absurde par ceux-là mêmes qui la firent. Ceux-là mêmes qui furent les acteurs par devoir et les héros parfois involontaires, et qui composèrent la dramatique liste des 65 millions d’hommes mobilisés, des 8 millions de morts sur les « champs d’honneur », des 6,6 millions de victimes civiles ou encore les 20 millions de mutilés, de blessés ….

39/45 : Le plus grand conflit de tous les temps, le système nazi, l’horreur programmée, le génocide des juifs, la mort en déportation de prisonniers politiques et du massacre de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. C’est aussi les appels à constituer un front de la liberté et de la renaissance de la France. Ces appels furent largement entendus.

C’est pour cela que nous souhaitions inscrire les Justes et la Résistance dans ce volet éducatif. Ne pas oublier ces hommes et femmes, civils ou militaires, qui se sont levés pour combattre, tous les résistants, les forces françaises de l’intérieur, mais aussi tous ces braves gens qui risquaient leur peau pour des gestes simples : en ouvrant une porte, en portant une valise, en hébergeant un enfant juif, en prévenant d’une arrestation possible ? Ces femmes et ces hommes qui nous laissent ce message « Nous n’avions pas de vanité, nous avons fait notre devoir. C’est tout ».

Comme en témoignent certains évènements de l’actualité nationale et internationale, comme certaines tensions aux frontières de notre pays et de notre continent, les mauvais choix et les postures irresponsables d’aujourd’hui peuvent être lourds de conséquences pour demain …

C’est à nous, ensemble, de construire chaque jour - dans nos lieux de vie et nos espaces de coexistence - la France, l’Europe et le Monde que nous voulons laisser à nos générations futures. Notre responsabilité, nous élus, enseignants, notre responsabilité est commune pour vous permettre de devenir les citoyens de demain, des constructeurs de la paix.

"Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. » Lettre de Guy Mocquet

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