Hommage à Jean de Neyman samedi 3 septembre 2016

Publié le par Véronique Mahé

Hommage à Jean de Neyman samedi 3 septembre 2016

Le Comité du Souvenir de la Résistance et le PCF honorent celui qui fut fusillé à Saint-Nazaire il y a 72 ans.


"Résister au présent », c’est le credo de Guy Texier du Comité du Souvenir de la Résistance en
Loire-Inférieure et d’Yvon Renévot, secrétaire de la section Saint-Nazaire du PCF. Ce dernier rappelle : « Il est important de porter le parcours historique de ce résistant, fusillé à 30 ans, juste après le début de la libération le 2 septembre 1944. »


Né à Paris le 2 août 1914, Jean-Casimir de Neyman dut quitter l’enseignement public sous le régime de Vichy car ses parents étaient d’origine polonaise. Il entre alors comme professeur au cours secondaire privé « Le Cid » à La Baule. Engagé au Parti Communiste dès 1934, il mène une propagande intense contre l’occupant. Il s’habille d’un uniforme allemand pour aller poser un
ultimatum.

Germanophone, il s’habille d’un uniforme allemand pour aller porter une lettre à la Kommandantur à Guérande. Elle demande la libération de dix résistants tenus en otages et menace de mort le
chef de la Kommandantur, tandis que les résistants tireraient sur tout soldat sortant de la ville. L’audace est récompensée, et les otages libérés. Il accueille également les soldats allemands déserteurs, parmi lesquels beaucoup d’Alsaciens. Il facilite leur départ mais l’un d’eux se fait prendre par l’occupant, et dévoile l’identité de Jean de Neyman. Il arrivera à faire innocenter ses camarades de lutte en prenant sur lui toutes les responsabilités et sera fusillé au château
d’Heinlex.


Des valeurs et des actes


« En plus de célébrer son courage, il s’agit aussi de revenir sur les valeurs de la Résistance qu’il portait et sur le programme du Conseil National de la Résistance » détaille Guy Texier. Une institution formée par Jean Moulin le 27 mai 1943, par l’alliance des différents mouvements de Résistance. Ils s’accordent alors pour lutter contre la barbarie et prendre des mesures après
la Libération : Sécurité sociale, droit de vote pour les femmes, retraites, nationalisations…

« Ce sont des avancées démocratiques qu’il faut réaffirmer, pour continuer à défendre cette vision d’une société sociale et progressiste, aujourd’hui de plus en plus en danger » explique Yvon Renévot.


La commémoration aura lieu samedi à 16 h, devant la stèle à la mémoire du résistant dans le parc de l’Hôpital d’Heinlex, en présence de sa nièce Dominique.


Riwan Marhic

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