Airbus : 1000 emplois supprimés, 1000 milliards de commandes (PCF)

Publié le par Véronique Mahé

Airbus : 1000 emplois supprimés, 1000 milliards de commandes (PCF)

"Airbus group va bien : un carnet de commandes de 1000 milliards (presque 50 % du PIB annuel de la France) et 15 ans d’activité assurée, un chiffre d’affaires en hausse de 6 %, un résultat net progressant de 15 % à 2,7 milliards.

 

Pourtant, la direction du groupe, annonce la suppression de 1000 emplois dans le cadre de son plan « Gemini », avec en particulier, 400 postes détruits dans le secteur clef de l’innovation technologique.

 

Ce paradoxe insupportable montre que le choix de la direction est de sacrifier la pérennité à long terme de l’entreprise au profit de la satisfaction immédiate de l’intérêt financier de ses actionnaires et des stock-options des hauts dirigeants. Ceci est la conséquence logique d’une composition du capital par un actionnariat à plus de 74 % flottant et privé. Or, les bons résultats actuels du groupe sont dus à des programmes dont le lancement porte sur une ou plusieurs décennies, ainsi le début des études des premières versions du best-seller d’Airbus l’A320 remonte à 1975.

 

L’industrie aéronautique va être confrontée dans les années à venir aux défis de la lutte contre le réchauffement climatique et au pic pétrolier, ce qui devrait impliquer des investissements massifs en terme de salariés, de formations et de recherche & développement.

 

Le gouvernement français porte une responsabilité accablante dans cette situation, car il a laissé passer en 2013 l’occasion historique que se constitue avec Airbus le premier groupe public européen lorsque la banque publique allemande Kreditanstalt für Wierderaufbau a racheté la moitié des parts de l’actionnaire privé Daimler et alors que, parallèlement le groupe Lagardère se désengageait du capital.

 

Aujourd’hui afin d’assurer l’avenir d’Airbus group, le PCF demande solennellement à l'État français, toujours actionnaire du groupe, d’intervenir pour que le plan « Gemini » de 1000 destructions d’emplois soit retiré. Notre pays, comme l’Europe, à l’heure des menaces de guerre commerciale de Trump ont plus que jamais besoin d’une ambitieuse politique industrielle."

 

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