Un 25 novembre pour dépasser « le sexisme décomplexé » ! (communiqué Femmes Solidaires)

Publié le par veronique mahe

Chaque année, Femmes solidaires, mouvement féministe d’éducation populaire, s’associe aux autres associations féministes et descend dans la rue pour dénoncer les violences faites aux femmes dans notre pays et dans le monde. A l’occasion de ce 25 novembre, nous nous indignons ! Nous venons de vivre une période durant laquelle « un sexisme décomplexé » s’est révélé dans les couloirs des palais de justice, dans les rues des villes, dans l’hémicycle de notre Parlement.

En octobre dernier, un verdict intolérable est tombé, à Créteil, dans l’affaire qui opposait deux jeunes filles victimes de viols collectifs à 14 garçons de leur quartier. Femmes solidaires respecte la justice de notre pays mais celle-ci n’a pas seulement fonction de répression ou protection des citoyennes et citoyens, elle doit avoir l’ambition d’être pédagogue. Ce verdict est une injure à la jeunesse de ce pays et reste une blessure pour toutes les femmes.

Dans le même temps, le débat ouvert, à juste titre par notre gouvernement, sur le mariage pour les couples de même sexe a déchaîné les associations, les partis politiques, des citoyennes, des citoyens, les plus rétrogrades tant en paroles violentes qu’en actes de brutalité. Nous n’acceptons pas les violences perpétrées par les mouvements d’extrême droite contre les militantes féministes lors des dernières manifestations car en plus d’être des violences directes, ce sont des coups portés à la liberté et à notre « République, indivisible, laïque, démocratique et sociale » (1).

Enfin, dans le cadre de ce même débat, trop de paroles irrespectueuses, trop de formules scandaleuses ont été prononcées par des député-es, des représentants-es de l’Eglise, pour justifier le maintien d’une vision et d’une organisation traditionnaliste, rétrograde et patriarcale de notre société et de la famille.

Femmes solidaires :

  • réaffirme son soutien à toutes les femmes dans leur lutte contre toutes les violences.
  • réaffirme son attachement à la laïcité, aux droits universels et sa détermination à faire reculer tous les intégrismes religieux.
  • se donne pour ambition plus que jamais de construire une société féministe dans laquelle toutes les femmes auraient les mêmes droits. (1) : Préambule de la Constitution de 1958

 

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