Un répit de quelques mois pour le jeune afghan menacé d’expulsion. (communiqué de presse MJC 44)

Publié le par veronique mahe

Les Jeunes Communistes de Loire-atlantique avaient été alertés il y a plusieurs mois déjà de la menace d’expulsion imminente de Mirwais Shams, né en Afghanistan le 10 octobre 1985, à Kaboul. Ce jeune que nous avions alors rencontré avait subit de réelles persécutions par les talibans dans son pays et était sommé par l’Etat Français de quitter le territoire.

Pour rappel celui-ci a eu à deux reprises des ennuis avec les Talibans. La première fois il a été arrêté à 14 ans par les Talibans. Ils attendaient de lui des réponses en accord avec les règles sunnites, alors que M. Shams est chiite. Les talibans lui ont alors amputé l’extrémité d’un doigt afin qu’il garde en mémoire le comportement à adopter. La seconde fois, lors d’un contrôle routier, les talibans ont découvert des cartons qui contenaient des documents chrétiens, ce qu’il ignorait, et qui appartenaient à l’enseignant qui l’accompagnait. Les talibans l’ont alors traité de Chrétien et frappé en public puis ensuite au commissariat de police.

Pour ces raisons il n’était pas pour nous jeunes communistes mais plus largement comme jeunes attachés aux valeurs de notre République que sont la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et les droits de l’Homme pensable qu’il soit renvoyé manu militari dans son pays au risque d’y perdre la vie !

C’est donc après un âpre combat de sensibilisation auprès de la population, des médias ou encore auprès élus locaux du département (Pour rappel, l’association départementale des élus communistes et républicains de Loire-Atlantique soutient cette bataille), au cas de ce jeune afghan vivant à  Nantes et bien intégré à la société française que nous venons d’apprendre que celui-ci a reçu un permis de séjour provisoire de trois mois. Ce résultat est donc le fruit des centaines de pétitions récoltées par les jeunes communistes, du soutien de plus d’une centaine d’élu-e-s et d’une combativité à toute épreuve de Mirwais et de ses proches.

Nous nous félicitions de cette décision qui fait cesser la menace immédiate d’une reconduite à la frontière mais nous affirmons également que celle-ci est loin d’être suffisante pour permettre à ce jeune d’envisager l’avenir de façon pérenne, d’obtenir un emploi stable et de construire en France des relations durables sans la peur de se voir expulsé. Nous réclamons donc une régularisation claire et définitive du séjour en France de Mirwais, seule véritable solution à cette situation qui n’a que trop duré.

Les jeunes communistes de Loire-Atlantique, soutenus par les élus communistes et Républicains du département, et plus de deux cent pétitionnaires ne lâcheront rien !

 

Robin SALECROIX

Secrétaire fédéral

Conseiller national mouvement jeunes communistes de France

 



 

 

 

 

 

 

 

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