Navale à Saint-Nazaire : Sarkozy nous doit des comptes !

Publié le par veronique mahe

Double peine pour les chantiers et les salariés de la navale : Crise du marché du paquebot qui percute la stratégie de mono-production de STX et crise du capitalisme financiarisé.

En 2010, l’annonce « imminente » promises par Sarkozy en Janvier avait du attendre Juillet pour la signature du contrat avec MSC, provoquant de lourds dégâts sociaux. Déjà, le croisiériste italien, pourtant solide avait éprouvé des difficultés pour boucler son tour de table.

Depuis, les exemples de difficultés d’accès au crédit se multiplient. Chez Baudet par exemple, le Conseil régional avait tenté de déclencher un Prêt Régional de Redéploiement Industriel mais la place bancaire n’a pas suivi provocant la situation que l’on connaît actuellement.

Aujourd’hui, ce sont deux commandes vitales qui échappent à Saint-Nazaire alors que le contrat avait été signé, au même motif que notre système bancaire ne remplit simplement pas son rôle.

L’Etat actionnaire a le devoir de définir une politique industrielle forte pour la France et de soutenir avec force des filières stratégiques comme la navale.

Le gouvernement a le devoir de garantir l’accès au crédit des entreprises qui génèrent l’emploi et la richesse nationale.

Le bilan de Sarkozy est désormais connu, c’est un million de chômeur en plus durant le quinquennat et plus de 900 usines de fermées depuis 2008. Les nazairiens sont en droit d’exiger de savoir à quoi ont servis les 200 milliards d’euros d’argent public injectés dans le système financier.  

Sarkozy nous doit des comptes !

Nous proposons :

  • · Une politique industrielle nationale pour la France visant à relocaliser l’industrie et à appuyer les filières stratégiques comme la navale.
  • · Un pôle public bancaire pour assurer les financement favorables à l’emploi, à l’innovation, à la recherche, à la création de compétences nouvelles et à la formation des salariés.
  • · Le contrôle des fonds publics garanti par de nouveaux pouvoirs pour les salariés afin de pouvoir intervenir dans les choix des entreprises.

Voilà des mesures urgentes qui auraient fait la différence dans la situation critique que vit actuellement la construction navale à Saint-Nazaire. Ce sont celles du programme du Front de Gauche. Voter massivement pour Jean-Luc Melenchon à l’élection présidentielle et pour les candidats du Front de Gauche aux législatives, c’est donner de la force à ces exigences pour répondre aux enjeux actuels.

La navale a de l’avenir à Saint-Nazaire. L’heure est à la mobilisation générale de l’Etat jusqu’aux sous-traitants pour partir à la reconquête de la navale et de ses emplois. Les communistes et leurs élus seront de toutes les mobilisations, aux côtés des salariés, pour parvenir à cet objectif.

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