PSA : stop aux licenciements (Eliane Assassi, sénatrice de la Seine-Saint-Denis- Groupe CRC)

Publié le par veronique mahe

La confirmation du groupe PSA Peugeot Citroën de fermer le site d’Aulnay-sous-Bois en 2014 et les lourdes menaces qui pèsent sur l’avenir des sites de Rennes et de Sevelnord constituent un véritable drame pour les milliers de salariés et leurs familles et un nouveau coup dur pour l’industrie française.

Ce drame avait pourtant été annoncé par la CGT dès juin 2011. Acette époque, l’entreprise qui publiait un chiffre d'affaires en hausse de 10,2% avait démenti toute fermeture du site. De son côté, le gouvernement Fillon alerté par les salariés et les élus s’était contenté de nommer un député pour réaliser une étude sur l’avenir de la filière automobile, démontrant ainsi l’échec de ces logiques libérales.

Pour la seule usine d’Aulnay-sous-Bois, ce sont 3 300 emplois directs et 7 000 emplois induits qui vont être sacrifiés en raison d’une stratégie du groupe axée sur la rentabilité financière et la rémunération de l’actionnariat : 200 millions de dividendes ont d’ailleurs été distribués l’an dernier. On apprend aujourd’hui que le groupe enregistre la deuxième plus forte hausse du CAC 40.

Dans le cadre du Grand Paris, la spéculation immobilière va en outre avoir un effet d’aubaine largement anticipé par le groupe grâce aux biens immobiliers qui pourraient être libérés par la fermeture du site d’Aulnay.

Face aux propos faussement rassurants de Monsieur VARIN qui affirme que tous les salariés seront reclassés, oubliant honteusement les salariés intérimaires et les emplois induits, la situation appelle des mesures d’urgence et la proclamation immédiate par le gouvernement d’un moratoire sur l’ensemble des plans sociaux en cours.

Par ailleurs, les sénatrices et les sénateurs du groupe CRC demandent l’adoption de leur proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers pour les groupes qui comme PSA réalisent des bénéfices.

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