Expression politique du groupe minoritaire "A gauche unis pour l'avenir de St Joachim" octobre 2014

Publié le par Véronique Mahé

"Le 11 septembre dernier, les représentants des associations d’élus locaux ont eu confirmation que l’avenir des finances locales était décidément bien sombre. Les dotations de l’Etat vont bien être réduites de 11 millions sur la période 2015-2017. Exiger des collectivités une participation accrue au redressement des finances publiques est inadmissible et inefficace. Ces dotations ne sont que la compensation, souvent incomplète, des transferts de compétences opérés par l’Etat depuis plus de trente ans, imposant aux collectivités des charges de plus en plus importantes comme les rythmes scolaires. Il faut également rappeler que les collectivités assurent près de 70 % de l’investissement public, participant ainsi à la croissance économique et au développement de l’emploi. Cette décision réduit dangereusement l’action des communes. Elle constitue un véritable non-sens au moment où la politique d’austérité du gouvernement pénalise lourdement les populations et où l’action publique devrait être orientée vers l’emploi et la justice sociale. Pour justifier cette politique impopulaire et antisociale, Manuel Valls réplique qu’elle est la seule possible ! Devons-nous nous résigner à opposer puis sacrifier des besoins sociaux indispensables aux habitants qui sont déjà lourdement impactés par la crise ? Devons- nous accepter le dogme des « économies budgétaires » en validant une politique d’austérité municipale ? Devons-nous miser sur la compréhension de nos concitoyens face à des promesses électorales non tenues. Nous nous y refusons et aujourd’hui la déception et le mécontentement débordent largement notre sensibilité politique. Que des ministres demandent une inflexion forte de la politique économique en faveur du pouvoir d’achat et de l’investissement public témoigne de profondes divergences au sein même de la majorité présidentielle. Les voix sont de plus en plus nombreuses à gauche à critiquer ouvertement ces choix régressifs avec la volonté de construire une majorité de gauche répondant enfin aux attentes de nos populations."

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